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Acharnement
L'Alsace
9/2/2001
François Bécet
Que faut-il écrire ? Une nouvelle
fois, la Tunisie attire l'attention du monde en violant
les droits de l'homme ou bien une nouvelle fois, la Tunisie
est prise sous le feu des critiques pour de prétendues
violations ? Le moins que l'on puisse dire? c'est que la
présomption d'innocence n'est pas une notion que
l'on applique à ce pays qui dépasse pourtant
ses voisins dans le respect de l'homme et de tous ses droits.
Il est vrai que nul ne s'émeut des morts algériens?
Les censeurs de Ben Ali -toujours les mêmes- prennent
pour la Vérité les affirmations de quelques
opposants en marge du système tunisien -également
toujours les mêmes- et ne veulent écouter aucune
autre version.
Aujourd'hui, c'est Jalel Zoghlami, le frère
du trop célèbre Ben Brick, qui joue les vedettes.
Récent directeur d'un mensuel, il aurait été
frappé samedi à coups de barre de fer. S'il
reconnaît avoir été secouru par la police,
il affirme que ses agresseur sont également policiers.
Il exige du gouvernement qu'il fasse toute la lumière.
Mais, hier, il n'avait pas encore porté plainte?
Nul ne se demande où et comment ce militant trotskiste
a trouvé des fonds pour créer un journal et
ne relève qu'il n'a aucune autorisation administrative?
En s'intéressant à l'affaire, la France ne
va-t-elle pas un peu vite en besogne ? Tunis aimerait que
soit posée à Paris cette question : pourquoi
un tel acharnement ? Bien sûr, il faut dénoncer
toutes les violations, bien sûr Tunis a des progrès
à accomplir, mais quand même?
François Bécet
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